LA COMPAGNIE///

Implantée à Dijon et dirigée par Leyla-Claire Rabih, la compagnie Grenier Neuf travaille depuis 2008 sur les écritures contemporaines et choisit de les faire entendre à des publics divers tout en cherchant à ajuster les propositions scéniques aux problématiques sociétales actuelles. Le travail théâtral est considéré comme celui de passeur : faire entendre, faire découvrir, faire réfléchir, cela veut aussi dire travailler à un métissage des cultures et des formes. La compagnie s’engage professionnellement envers les jeunes, les scolaires et les amateurs et multiplie les interventions hors des circuits traditionnels de diffusion du théâtre. Après « Chroniques d’une Révolution orpheline » créé en 2017, le travail artistique prend une direction plus particulière, s’appuyant d’une part sur la recherche documentaire, d’autre part sur la présence de la metteure en scène au plateau.

Leyla Claire Rabih

Elie Youssef

Jean Christophe Lanquetin

Frank Weigand

Morgane Paoli

Philippe Journo

LEYLA-CLAIRE RABIH

Leyla-Claire Rabih est metteure en scène. Après des études littéraires, elle a été formée à la mise en scène par Manfred Karge au Conservatoire Supérieur Ernst Busch de Berlin. Elle a été l’assistante de Thomas Ostermeier, Manfred Karge et Robert Cantarella. Pendant dix ans, elle concentre l’essentiel de ses activités en Allemagne. Elle travaille comme metteure en scène, alterne entre le théâtre subventionné et la scène indépendante, en axant son travail autour du répertoire contemporain et du travail avec de jeunes auteurs.
Elle crée en 2008 la compagnie Grenier/Neuf installée à Dijon et travaille sur les écritures contemporaines (Michel Vinaver, Virginie Thirion, Louis Calaferte., Momme Stockmann). Elle poursuit ses activités outre-Rhin, elle a travaillé avec le théâtre national pour la jeunesse THEATER AN DER PARKAUE à Berlin, avec une adaptation théâtrale de « Pour en finir avec Eddy Bellegueule » d’après Edouard Louis (2017) et la création de « Les Séparables » de Fabrice Melquiot en allemand (2019).
Depuis 2011, en tandem avec le traducteur Frank Weigand, Leyla-Claire Rabih est directrice de publication de la collection « SCÈNE, Neue französische Theaterstücke », qui depuis 1999 propose chaque année cinq pièces d’auteurs contemporains de langue française traduites en allemand.
Depuis 2013, elle travaille autour de la Syrie depuis 2011, d’abord avec Lettres syriennes/Lettres d’exil, puis avec la création de Chroniques d’une révolution orpheline en 2017 d’après des textes de Mohammad Al Attar.
En 2018, elle est lauréate du programme « Résidence sur mesure » de l’Institut français et séjourne à Beyrouth pour un temps de recherches pour le projet TRAVERSES sur les migrations récentes qui modifient les identités individuelles et collectives.

ELIE YOUSSEF

Elie Youssef est un comédien syrien et résident au Liban. Il a été formé à la Faculté des Beaux Arts de l’Université Libanaise. Parallèlement à son activité de comédien (théâtre, cinéma), il a travaillé à de nombreuses reprises avec des ONG auprès de publics réfugiés palestiniens syriens, ainsi que dans des actions de santé publique auprès de groupes à risques (toxicomanes, prostituées).

Il enseigne l’art dramatique à Beyrouth et mène également une pratique d’écriture théâtrale. Il interprète plusieurs rôles dans Chroniques d’une révolution orpheline.

Jean-Christophe Lanquetin

Jean-Christophe Lanquetin travaille pour le théâtre, l’opéra et la danse. Il collabore avec de nombreux metteurs en scène (Philip Boulay, François Abou Salem, Danielle Bré, Hanan Kassab Hassan), chorégraphes (Faustin Linyekula, Opiyo Okach, Augusto Cuvilas), artistes et institutions et festivals (Grande Halle de la Villette, Bag Factory de Johannesburg, Africalia, Festival Afrique Noire de Bern, Festival Playtime). Il enseigne depuis 1994 à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, où il dirige l’atelier de scénographie et l’option design. Il est co-fondateur avec François Duconseille du collectif ScU2 porteur du projet des Scénos Urbaines. Ses projets, entre installation, photographie et contextes, questionnent les espaces urbains / communs des villes dans lesquelles il vit et travaille de par le monde, en particulier leur théâtralité et les pratiques de leurs habitants. Ses travaux sont régulièrement publiés par la revue Chimurenga (Capetown – South Africa). 

FRANK WEIGAND

Frank Weigand est né en 1973 à Stuttgart. Après des études de langues romanes, de philosophie et de littérature comparée à Mayence et Dijon, il passe un double diplôme Magister artium et Maîtrise ès lettres. Depuis 1997, il est critique indépendant de danse, de musique et de théâtre (Ballet Tanz, taz, Freitag, Theater der Zeit, Die Deutsche Bühne, junge welt, tanznetz.de)

Il est traducteur indépendant (espagnol, français, anglais) pour la Fondation Fassbinder, HAU, Tanz im August, Xavier Le Roy, Eszter Salamon, Théâtre National de Strasbourg, Juan Dominguez, Ambassade de France, ARTE, WDR, Admiralspalast, Galerie Arndt&Partner… Il a été chargé de mission au Bureau du Théâtre et de la Danse de l’Ambassade de France à Berlin de 2001 à 2003.
Depuis 2011 il est co-directeur de publication avec Leyla-Claire Rabih de l’anthologie SCÈNE aux éditions Theater der Zeit, et organise des séries de lectures scéniques dans les pays germanophones et francophones (Deutsches Theater Berlin, Maxim Gorki Theater, Residenztheater München, Schauspielhaus Wien..)

Il a été chargé de cours en traduction théâtrale à l’École Nationale du Théâtre de Canada, Montréal en 2015 et 2017. Depuis 2015 il est co-directeur de l’atelier de traduction théâtrale allemand-français Transfert Théâtral (avec Laurent Muhleisen), financé par l’Institut français, le Goethe Institut, la Bosch Stiftung, Pro Helvetia, et la Maison Antoine Vitez.

MOHAMMAD AL ATTAR

Né à Damas en 1980, Mohammad Al Attar est le nouveau nom du théâtre syrien. Ses textes écrits en arabe (dialecte syrien) sont aujourd’hui traduits et joués en anglais et en allemand.
Diplômé en Littérature anglaise de l’Université de Damas et en Etudes théâtrales de l’Institut supérieur des Arts dramatiques de Damas (2002), il obtient en 2009 une bourse pour faire un MA en Applied Drama au Goldsmiths College à l’Université de Londres (2010). Depuis, Al Attar consacre tout particulièrement son travail au rôle social et politique du théâtre.
En 2006, il rejoint en tant que dramaturge la compagnie Studio Théâtre dirigée à Damas par Omar Abou Saadah, qui met en scène tous les textes d’Al Attar. Il participe notamment à divers projets de théâtre interactif dans des régions rurales et en milieu carcéral en Syrie.
Sa première pièce de théâtre Withdrawal (2007), écrite suite à une résidence au Royal Court Theatre à Londres, est publiée dans un volume Plays from the Arab world (Nick Hern Books), et adaptée pour des performances et des lectures publiques à Londres, à New York, à New Delhi, à Berlin, à Beyrouth ainsi qu’en Tunisie. Mohammad Al Attar est un auteur prolixe puisque depuis le début du soulèvement syrien en mars 2011, il n’a pas écrit moins de quatre textes, aussitôt créés, en arabe comme en anglais et en allemand. De plus, il participe à différents projets dramaturgiques qui réfléchissent les soulèvements arabes et leurs complications. En 2012, sa pièce Online a été créée à l’occasion d’un événement sur les Printemps arabes au Royal Court Theatre à Londres ; Look at the street… this is what hope looks like a été créée à Bruxelles, Berlin et Athènes, pour la biennale itinérante Meeting Points 6.
Mohammad Al Attar a dû définitivement quitter la Syrie en 2012. Il vit et travaille aujourd’hui à Berlin, après avoir été très actif à la frontière syro-libanaise dans le soutien aux réfugiés syriens, à travers des projets sociaux et culturels, comme par son travail théâtral.
Son dernier texte Pendant que j’attendais a été créé au Festival d’Avignon en juillet 2016.

CAMILLE AMMOUN

Camille Ammoun, né à Beyrouth en 1975, est un écrivain libanais de langue française et un politologue spécialiste des questions de développement urbain.Après des études en économie et sciences politiques effectuées à Beyrouth, Paris et Bologne, Camille Ammoun travaille pendant dix ans à Dubaï sur les questions de durabilité et de résilience urbaine.

En parallèle, il écrit son premier roman Ougarit qui « est avant tout un portrait de la ville, comme si l’écriture romanesque était la forme ultime de l’urbanologie, cette discipline créée par l’auteur1. » À la suite du mouvement populaire libanais du 17 octobre 2019, il écrit Octobre Liban qui est « une déambulation dans un certain nombre de quartiers, qui servent de support à un rappel des grandes étapes de la révolution libanaise2. »

Lauréat en 2020 du Prix Écrire la Ville, à travers son travail littéraire il souhaite « transformer le texte urbain en texte littéraire3. » Il est depuis 2013 membre de la Maison Internationale des Écrivains à Beyrouth (Beyt el Kottab). Depuis 2018, Camille Ammoun enseigne l’environnement urbain et l’économie du changement climatique à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Il est l’auteur d’un premier roman, Ougarit, aux Éditions Inculte en 2019 et de Octobre Liban, aux Éditions Inculte en 2020.

MORGANE PAOLI

Morgane Paoli est metteure en scène, actrice et comédienne. Formée à l’art de l’acteur de 2009 à 2013 à Paris à l’Ecole du Jeu de Delphine Eliet et auprès d’artistes de disciplines variées, François Gonon et Gilles David de la comédie française, Polina Klimovistkaya, en jeu masqué avec Mariana Araoz avec qui elle participera à plusieurs performances, Yumi Fujitani (Bûto) et d’autres. Formée ensuite à la dramaturgie à l’Université de Nanterre où elle intègre après une licence d’Arts du spectacle, le Master pro de Dramaturgie et Mise en scène où elle travaille avec de nombreux metteurs en scène, auteurs ou dramaturges, David Lescot, Marie-Christine Soma, Philippe Quesne, Judith Depaule… Elle écrit pendant ce temps ses premières pièces, Dehors il pleut, fantaisie sur le deuil (mise en scène en 2014), Shoganaï, les évaporés du Japon, fable sur les disparus volontaires dans la société Japonaise, et réalise ses premières mises en scène, à partir de ses textes, d’écritures de plateau, ou de textes existants comme le Stabat Mater Furiosa de Jean-Pierre Siméon, en collaboration avec le compositeur contemporain Frederick Galiay. Elle développe aujourd’hui des projets d’écriture et de mise en scène de matériaux contemporains hybrides mêlant poésie, fable, matières documentaires. 

PHILIPPE JOURNO

Philippe Journo est comédien depuis 1987. Il a reçu une formation à la ligue d’improvisation française et a participé à divers stages de Catherine Boskowitz, Miguel Demuynck, Alain Knapp, Jean Claude Penchenat. Il a joué sous la direction de Jacques Frot, Brendan Burke, Jean Michel Fremont, Christian Duchange, Evelyne Beighau, Noel Jovignot, Pierre Lambert, Robert Cantarella, Leyla Rabih, Elisabeth Barbazin…

Il crée le Collectif 7′ avec Elisabeth Barbazin et Marion Golmard en 2007. En tant que metteur en scène il a travaillé sur des spectacles musicaux pour les compagnies suivantes : Cie Taxi Brousse, Bechet Forever Quartet, Cie en Noir et Blanc.
Il accompagne la compagnie Grenier Neuf en tournée et a participé à la création de Chroniques d’une révolution orpheline en tant qu’assistant à la mise en scène.

JUMANA AL- YASIRI

Née à Damas et basée à Paris, Jumana Al-Yasiri une opératrice culturelle indépendante, commissaire d’exposition, chercheuse, écrivaine et traductrice.
« Au cours des 20 dernières années, j’ai conçu et produit des résidences, des festivals, des conférences et des programmes de soutien aux artistes dans la région arabe, en Europe et aux États-Unis. Mes domaines d’expertise couvrent une large palette de disciplines allant des arts du spectacle aux arts visuels, en passant par la littérature et le cinéma.
Tout au long de ma carrière, j’ai accompagné le développement de nouveaux projets par le biais de programmes de subventions et de renforcement des capacités, de laboratoires et de résidences, ainsi que de diverses expériences sur mesure. J’ai initié des collaborations entre des artistes et des organisations artistiques à travers les disciplines et les continents. J’ai fourni des conseils à des représentations diplomatiques et à des organisations à but non lucratif en matière de développement international et de coopération interculturelle.
La sensibilisation du public est également au cœur de mon travail en tant que programmateur et expert en communication multiculturelle. J’ai conçu et dirigé les stratégies de communication et les campagnes médiatiques de nombreux événements, programmes et initiatives de projets.
En tant que chercheur, écrivain et panéliste, je m’intéresse particulièrement à l’art et à la migration, à la construction de l’identité en exil, aux discours postcoloniaux dans les arts et à la géopolitique de l’imagination. J’ai publié des articles, des essais, des documents de recherche, des entretiens et des podcasts dans des journaux, des magazines et des plateformes culturelles régionaux et internationaux.
J’ai également contribué à plusieurs groupes de travail sur les politiques culturelles, en mettant l’accent sur la représentation internationale et les conditions de travail des artistes et des producteurs culturels de la région arabe et du Sud.
En tant que rédactrice et traductrice, je facilite régulièrement la circulation et la compréhension de textes et de contextes en arabe, en français et en anglais. »

https://www.jumanaalyasiri.com

Catherine Boskowitz

Catherine Boskowitz est metteure en scène, travaille en France, en Haïti, au Congo, en Colombie et au Moyen-Orient, en voyage, en Europe. À l’intérieur de ce mouvement, de ces allers et retours, elle construit un travail de création où le théâtre occupe une place essentielle, avec une équipe artistique pluridisciplinaire et multiculturelle.
Initiatrice de projets réunissant de nombreux artistes, elle a fondé et codirigé pendant dix ans le Collectif 12 à Mantes la Jolie, fabrique des nouveaux territoires de l’art où la pratique s’affirme aux frontières du théâtre et de l’expérience.
Témoin de nombreux événements sociaux et politiques qui secouent la planète ces vingt dernières années, elle s’attache à tisser le lien entre Art et Société ainsi qu’à questionner l’époque contemporaine par l’écriture du plateau. À partir de vecteurs pluriels tels que la scène, l’image, la performance, la peinture, la composition du son, elle présente ses spectacles au public comme des variations autour des œuvres choisies.
Ses mises en scène des textes de Tchekhov, Gatti, Shakespeare, Kourouma, Racine, Genet, Kleist dont en 2013 « La dernière interview de Jean Genet » avec l’acteur, auteur et performeur Dieudonné Niangouna ainsi qu’ en 2015, « Le projet Penthésilée » de H. Von Kleist, sont chacune une invitation au public à se déplacer avec elle.
Elle travaille actuellement sur un projet de spectacle dans l’espace urbain d’un quartier populaire de Medellin (Colombie) dans le cadre de la saison France-Colombie initiée par l’Institut Français, qui sera réalisé avec le scénographe et vidéaste Jean-Christophe Lanquetin, avec la collaboration d’artistes, de techniciens de la lumière et de sociologues colombiens.

SITE INTERNET

Implantée à Dijon et dirigée par Leyla-Claire Rabih, la compagnie Grenier Neuf travaille depuis 2008 sur les écritures contemporaines et choisit de les faire entendre à des publics divers tout en cherchant à ajuster les propositions scéniques aux problématiques sociétales actuelles. Le travail théâtral est considéré comme celui de passeur : faire entendre, faire découvrir, faire réfléchir, cela veut aussi dire travailler à un métissage des cultures et des formes. La compagnie s’engage professionnellement envers les jeunes, les scolaires et les amateurs et multiplie les interventions hors des circuits traditionnels de diffusion du théâtre. Après « Chroniques d’une Révolution orpheline » créé en 2017, le travail artistique prend une direction plus particulière, s’appuyant d’une part sur la recherche documentaire, d’autre part sur la présence de la metteure en scène au plateau.

SPECTACLES DU RÉPERTOIRE

 

Chroniques d’une révolution orpheline,
Théâtre Paul Eluard Choisy-le-Roi, 2017.

Lettres syriennes, lettres d’exil,
Domaine d’Ô à Montpellier, 2013.

Si Bleue, si bleue, la mer
(Nis-Momme Stockman), Festival Itinéraires singuliers, 2012.

Casimir et Caroline
(d’après Ödön von Horváth), Théâtre Dijon Bourgogne, 2010.

Tu as bien fait de venir, Paul
(Louis Calaferte), 2009.

Zéphira, les pieds dans la poussière
(Virginie Thirion), 2008.

ACTIONS CULTURELLES

 

Depuis 2008 la compagnie a mené de nombreuses actions culturelles auprès de divers publics :

  • résidences de création et ateliers de pratique en milieu scolaires et universitaire (Université de Dijon, de Strasbourg, Conservatoire de Dijon).
  • depuis 2013 à 2018, elle propose en collaboration, avec le Collectif 7′, des ateliers et des stages de pratique théâtrale pour les publics amateurs.
  • suite aux attentats de 2015 et à l’invitation d’une MJC, la compagnie a récolté des paroles citoyennes avec restitution sous forme théâtrale (Après Charlie, suivi de Ça a commencé avec Charlie…), formes qui ont tourné au sein du réseau des MJC de Côte d’Or.
  • depuis 2017, elle a mené plusieurs ateliers (étapes de recherche pour la création TRAVERSES) auprès de publics réfugiés et demandeurs d’asile.

 

 

Administration, production, diffusion
Les 2 Bureaux – La Gestion des spectacles

Jessica Régnier
j.regnier@lagds.fr
06 67 76 07 25

Olivia Bussy
o.bussy@lagds.fr
06 71 72 77 71

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